Mardi 21 février 2012
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Vous ne voulez pas bouffer halal ? Vous voulez affirmer votre identité gauloise profonde ? Parce que dans ce débat, c'est
uniquement l'idéologie qui ressort. Entre le pseudo halal français, et les animaux abattus « traditionnellement » « à la gauloise » soi-disant, il n'y a pas de différence de
conditions de vie, non plus que véritablement de conditions d'abattage. On réduit chez nous le halal à l'égorgement à la va vite sans étourdiment, et la tête en bas en plus. Ce n'est pas licite,
pour s'exprimer en termes conformes à la « charia ». J'ai visionné des reportages distillés par les salafistes ; plus intégristes, à part les talibans, c'est assez difficile à
trouver ; suivi des émissions religieuses musulmanes, discuté avec des musulmans très pieux. Je vous le dis tout net : le halal « français » est en majorité de la chierie de
merde. Mais n'entrons pas dans le détail. Vous voulez vraiment être garantis non-halal, casher et j'en passe ? Mangez du alouf impur. Du cochon oui ! Souffrance animale garantie dans un
univers carcéral. OGM, rémanences de pesticides, herbicides, antibiotiques, vermifuges, anti-inflamatoires assurés. Nitrates à tous les étages. Colorants, adjuvants, exhausteurs de goûts et
agents de textures assurés à la sortie. Vous contribuerez ainsi à la nitrification des nappes phréatiques, à la surexploitation des ressources en eau, à l’écoulement de toutes sortes de sous
produits agro-industriels, souvent importés, dans les intrants nécessaires à ces élevages. Et finalement, vous aurez la certitude que votre bête sera morte sans le secours d'aucune "ignoble"
religion, torturée de sa naissance jusqu'à sa dernière minute.
Et l'artisanal direz vous ? Le cochon tué à la ferme de toute façon n'existe plus... Et quand même cela existerait-t-il
encore... J'en ai vu mourir ainsi au moins une trentaine dans ma vie... Heu... Je ne suis pas sûr que tous ceux qui pérorent sur le halal en France en ce moment l'auraient supportés. Moi, j'étais
obligé. J'en suis arrivé, vers 10-12 ans, à prendre la charcuterie en grippe. Ce qui me valait de sévères corrections. En ce temps là on t'envoyait pas en taule pour une calotte. On
t'encourageait même quand la « punition » dépassait la mesure de l'entendement d'un cerveau normalement constitué. D'un extrême à l'autre, sans aucun discernement, comme les veaux et
les cochons qu'on conduit à l’abattoir à coups de trique et de chocs électriques pour votre plus grand plaisir. J'oubliais : j'ai aussi visité un abattoir, j'avais quatorze ans... Je sais de
quoi je parle d'accord ? Il n'existe pas de moyens de donner la mort sans souffrance dans les conditions actuelles d'abattage. Quant aux conditions d'élevage intensif, qui est la majeure
partie de la consommation actuelle, elles sont des tortures permanentes indigne d'un être vivant. Alors v'nez pas m'la jouer "sensiblerie" pour servir de couche culotte à votre diarrhée xénophobe
rentrée. Mézigue, j'ai choisi ; je suis à dominante végétarienne, c'est plus simple, mais je ne crois pas que ce soit la solution absolue non plus. Parce que si plus personne ne pratique
d'élevage extensif, tout un savoir faire déjà déliquescent, de techniques traditionnelles, de races de terroirs adaptées patiemment par nos ancêtres disparaitrons. C'est un choix qu'il faut
faire, mais sur des bases raisonnées, pas sur des mouvements d'humeurs à cause de mouchoirs agités par les médias. Parce qu'en réalité, Mme Le Pen n'a fait que rebondir sur un reportage télévisé
récemment diffusé et un peu partial et partiel. La perche lui a été tendue afin de soulever une indignation qui vous conduirait là où on souhaitait.
Vous n'avez pas encore pigé que cette tempête dans le verre d'eau halal n'est qu'une manœuvre ? On vous mène vers où on veut
vous mener, par l'exploitation de votre sensiblerie dévoyée. Pendant que votre humeur s'enflamme, vous ne voyez pas les vrais problèmes. Le chemin à l'abîme social et économique, le fichage qui se mets en place des gens honnêtes, la confiscation des dernières libertés
héritées du Conseil de la Résistance... Continuez de bêler et laissez vous conduire, ça vous mènera forcément quelque part,
sur une Terre complètement déglinguée où il ne sera plus possible de vivre autrement qu'en phagocyte d'une vaste machine sans âme.
NDLR : photos pile et face d'une porcherie relativement modeste
proportionnellement à certaines unités. Avec sa fosse à concentré de nitrates qui embaume le paysage de cultures intensives alentour, avant que d'être épandu, lessivé par l'arrosage
intensif et les pluies, jusqu'aux nappes phréatiques et rivières pour aller au bout du parcours eutrophiser les étangs, les cours d'eau, la mer elle même et orner nos littoraux de superbes
algues vertes plus ou moins léthales et épouvantails à touristes, ruineuses pour le contribuable.
Propos de lecteurs